10 erreurs à ne pas commettre dans Powerpoint

Le temps passe, et Powerpoint reste une des stars des présentations d’universitaires, d’enseignants et de formateurs – y compris dans le monde de l’Education Nationale, avec des résultats plus ou moins heureux (j’en discutais encore avec un ami qui rejoint bientôt nos rangs en tant que professeur d’Anglais).

Pendant mon passage à l’IUFM, j’ai même eu droit à des cours sur les présentations Powerpoint…Avec des présentations Powerpoint dedans. Notre formateur y avait listé une série de choses à ne pas faire, mais il n’avait pas présenté les choses de manière aussi drôle que ce comédien !

(via Boing Boing, Truth : Common Power Point mistakes never change)

« iPad et éducation » sur Les explorateurs du web

Photo sous licence CC - Paternité, Attribution, Partage à l'Identique "Screenshot of Apple iPad in use" par Tom Raftery sur Flickr

Le blog « Les explorateurs du web » nous livre aujourd’hui les points de vue de divers professionnels de l’information et de la communication sur les possibilités de l’iPad, notamment dans le domaine de l’éducation. Une lecture intéressante et intelligente avec des pointures qui évitent les obstacles de l’enthousiasme excessif et de l’anti-Apple. Bonne lecture !

«Les performances graphiques de cette machine ouvrent enfin la voie vers une interface pouvant rendre justice à leurs qualités visuelles. Il est certain que ces “iMags” ne resteront pas longtemps de simples adaptations des magazines papier. Imaginez un magazine de télévision dont les pages s’adaptent selon le jour et l’heure et qui permette par un simple “tap” sur un article de voir le programme correspondant sur son téléviseur.»

Bookleteers : les successeurs des Diffusion e-Books sont là

Photo sous licence CC By-NC-SA Pitch Up & Publish 1 par gileslane

Fin 2008, alors que j’étais à la recherche d’une plateforme de dffusion de contenu un peu originale pour nos élèves, je suis tombé sur le site de Proboscis, un studio d’artistes britannique qui explore les problématiques artistiques, créatives, culturelles et sociales qui nous entourent. Certes ça vous fait une belle jambe, mais il se trouve que cette équipe a aussi accouché d’un bébé très intéressant, Diffusion : sous forme de Diffusion eBooks ou de StoryCubes à monter soi-même, tous ceux qui ont accès à l’outil de création en béta fermée pouvaient créer des documents sous un format original.

Il y a quelques semaines, Giles Lane m’a proposé de tester en situation les Bookleteers, nouvelle implémentation des Diffusion eBooks et de l’outil de création qui va avec : il est possible d’uploader directement un  fichier PDF créé avec votre traitement de texte ou votre logiciel de mise en page favori à partir des modèles vierges fournis, et la plateforme se charge du reste. Il ne vous restera plus qu’à monter le livret vous-même avec une paire de ciseaux ou un cutter !

J’ai jusqu’ici utilisé les Bookleteers de 2 manières avec mes élèves. Tout d’abord comme support d’information pendants les cours – tutoriels, instructions pour les chasses au trésor/initiations au CDI des élèves de 6ème, informations – et j’entame cette semaine un nouveau test en mettant les élèves dans nos chaussettes : à partir de Bookleteers vierges, ce sont eux qui vont nous suggérer quels documents créer et quelles informations transmettre. J’ai hâte de voir le résultat – et surtout, j’espère pouvoir en envoyer un compte-rendu à Giles à temps pour la prochaine édition de Pitch Up and Publish, un événement organisé régulièrement par l’équipe de Proboscis où les gens peuvent venir publier leurs propres livrets avec l’aide des organisateurs !

« Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable »

Photo sous licence CC-by "Writing exams" par ccaristead sur FlickR

Il y a quelques temps, Docs pour Docs a publié les détails des épreuves du concours externe du CAPES de documentation pour l’année à venir et à l’occasion de notre dernière réunion dans le cadre du dispositif 3D, Frédérique et moi en avons profité pour nous pencher un peu plus sur les détails de cette épreuve. C’est un des passages du texte qui nous a intrigués, et qui a donné ce titre au billet que vous lisez aujourd’hui – « Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable ».

J’ai trouvé l’ambivalence du sujet intéressante parce qu’il peut être compris de deux manières différentes par les candidats : deux manières d’envisager notre mission auprès de nos élèves quasiment à l’opposé l’une de l’autre.

D’un côté, le sujet peut faire référence à un fonctionnaire de l’Etat qui suit des directives gouvernementales que l’on estimera par nature « éthiques et responsables » : puisque l’Etat devient garant et dépositaire d’éthique et de responsabilité, un des rôles du professeur-documentaliste alors d’encourager les élèves à suivre des comportements qui vont dans la direction encouragée par le gouvernement. Le genre de situation problématique pour des enseignants dont le travail consiste (entre autres) à aider les élèves à développer des capacités d’observation et de déduction indépendantes (et je connais peu d’enseignants dans notre discipline qui seraient à l’aise avec une telle direction) !

De l’autre, on peut comprendre la situation de l’enseignant-documentaliste en exercice comme un pont entre les attentes gouvernementales d’un côté, et les notions d’éthique et de responsabilité qui ne se soumettent pas aux demandes de l’Etat de l’autre. Le rôle des enseignants est alors de trouver un équilibre entre demandes d’état d’un côté et éthique et responsabilité de l’autre (et c’est cette analyse que je soutiendrai auprès de nos élèves et de nos collègues si besoin est).

Et vous, vous en pensez quoi ?

Parfois, c’est mieux d’en baver un peu.

S’il y a quelqu’un dont j’aime beaucoup suivre les aventures dans le monde du multimedia et de l’enseignement, c’est Nikki Pugh qui, comme elle le dit si bien sur son site Genzai-chi « travaille dans les zones floues entre Art, Science et Technologie » (et je vous invite à souscrire aux feeds de son site Internet dès que possible si l’un de ces thèmes vous intéresse). Un de ses derniers projets, aider des élèves élèves de 9 à 10 ans en Angleterre à construire un « Musée de l’Eau » à partir des suggestions de ces derniers, met en évidence des remarques très intéressantes de leur part – par exemple, que les visiteurs du musée doivent éventuellement pouvoir quitter cet espace en étant tristes car « il y a des choses très sérieuses au sujet de l’eau qui doivent être dites, et il faut que les gens soient touchés par ces problèmes ».

Entendre une telle phrase dans la bouche d’enfants de 9 ans est quelque chose qui me rassure un peu sur ce que le futur peut nous réserver. Nous vivons dans une société qui encourage le bonheur instantané et sans trop de réflexion – quelque chose que je peux voir tous les jours auprès de mes collégiens. Que de jeunes élèves aient encore conscience que différer le bonheur pour atteindre un but peut servir à quelque chose, même si c’est doux-amer, ça fait plaisir à entendre.

Faire un pari

Une de mes résolutions de nouvelle année sur mon site personnel se retrouve ici : ne plus hésiter à commenter sur les articles que d’autres mettent en ligne, ou les analyser en profondeur ici-même. Alors on commence avec cet article de Martin Bélanger sur le pari de l’intelligence et l’accès à Internet ! Les thèmes de l’article (la régulation de l’accès à Internet et la confiance que l’on peut accorder à ses élèves) me turlupinent depuis plusieurs années.

La régulation de l’accès à Internet au sein des établissements scolaires tout d’abord : si je peux comprendre la nécessité de réguler dans une certaine mesure l’accès de tel ou tel site par nos élèves, je pense que les bloquer purement et simplement n’est pas la meilleure des solutions et ce pour plusieurs raisons.

La régulation de cet accès se fait plus ou moins souvent sans la consultation des enseignants utilisateurs du même établissement, ce qui peut les priver d’opportunités pédagogiques ou de matériel d’enseignement pour leur travail avec les élèves. Exemple caractéristique : je me sers souvent de la chaîne spécialisée YouTube EDU pour préparer certains papiers ou certains débats avec mes élèves mais hélas, quand je veux en faire profiter les élèves ou mes collègues depuis le réseau de notre établissement (ou même partager avec eux certaines de mes propres vidéos) ce n’est pas possible, parce que « ce site ne présente pas d’intérêt pédagogique » (le site parent YouTube a en effet été bloqué par les autorités académiques). Le problème vient ici de l’ampleur du site concerné : il est clair qu’une bonne partie du contenu de YouTube n’a pas d’intérêt pédagogique clair (ça peut être très différent dans le contexte d’un cours bâti par un enseignant), mais les sections spécialisées de ce site sont du coup inexploitables par les professionnels de l’éducation. Vu l’énorme travail de veille qu’il faudrait effectuer pour autoriser les accès à certains contenus mais pas à d’autres, les autorités responsables se retrouvent face à deux alternatives : prendre le risque de ne rien verrouiller, ou tout verrouiller.

Autre problème : celui de l’internalisation des règles et de la responsabilisation des élèves. Une fois que de telles mesures restrictives ne sont plus entre l’élève et Internet, il n’y a plus rien pour l’empêcher de se mettre en danger et de mettre en danger, ou de perdre les droits à son image ou ses créations : ce ne sont que des solutions à court terme, qui dégagent l’établissement scolaire et les enseignants de leur responsabilité d’éducateur vis-à-vis de ce territoire d’exploration. Une solution à long terme serait de donner à nos élèves les outils qui permettent de savoir aller partout et de savoir faire la part des choses une fois « sur place » : une fois les explications de la présence de ces outils expliquées et internalisées par les élèves, il ne devrait (en théorie) plus y avoir besoin de maintenir en place les barrières qui encadrent nos élèves.

Je ne doute pas que Martin est bien conscient que c’est avec des élèves les plus lucides possibles qu’une telle politique peut être appliquée : j’en suis tout aussi conscient et il me suffit de comparer les idées si encourageantes que nos élèves peuvent exprimer avec les retombées effectives de ces débats pour me rendre compte que cette lucidité devrait être accompagnée et nourrie continuellement pour porter ses fruits – ou alors, que la détermination portée par nos élèves soit si forte qu’elle puisse s’opposer aux pressions d’un environnement à base d’hormones, de baskets, de casquettes, de téléphones portables, de maquillage, de coiffure et de regards. Mais ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il ne faut pas tendre vers un tel idéal de lucidité : l’enjeu, au-delà de la sécurité sur Internet, est d’aider les élèves à se rendre disponibles pour l’apprentissage qui les attend tout au long de leur vie, pas seulement dans le système scolaire.

Ce n’est qu’un au revoir, j’espère !

C’est toujours dur de commencer une nouvelle année par une mauvaise nouvelle, mais un de mes blogs de documentaliste favoris, celui qui me permettait de rester informé des derniers développements dans le domaine de notre formation en documentation, ferme ses pages : Saamarande a publié le 8 Janvier son dernier article, à cause du manque de temps pour mettre à jour son site – une raison que beaucoup de blogueurs invoquent pour expliquer la fermeture de leurs sites. Il est vrai que garder un site vivant et à jour tout en jonglant avec le travail de documentaliste n’a rien de facile – alors Saamarande, bonne continuation !

Quant à tous ceux d’entre vous qui se demandent si ils devraient ouvrir leur propre blog, je n’ai qu’un seul conseil à vous donner : lancez-vous ! Si pour chaque blog de documentaliste qui disparaît il s’en ouvre 10, les sciences de l’information sur Internet continueront de bien se porter !

Des tutoriels à n’en plus savoir quand les rédiger

Maintenant que le désherbage et la remise à plat de la gestion de notre CDI est terminée, je peux reprendre un peu de temps pour alimenter CDImagination.net en nouveautés. En parallèle des tutoriels que j’ai commencé à rédiger, je vais aussi reprendre ceux que j’ai déjà mis en ligne pour harmoniser un peu leur présentation et essayer de les enjoliver un peu (je viens de me pencher dessus et je les trouve vraiment trop moches !).

Merci pour votre patience, et j’espère que de votre côté vous avez passé une rentrée scolaire pas trop mouvementée !

De l’écrit à la vidéo

Chers lecteurs (vous êtes pas beaucoup, mais je vous vois : FeedBurner fait bien son travail, bande de coquins),

J’ai de plus en plus envie d’expérimenter avec des vidéos sur la doc’ et les sciences de l’information afin de donner encore un peu plus de mordant à une spécialité qui a de l’avenir. Est-ce que vous avez des suggestions sur les choses à faire, des conseils sur les pièges à éviter pour mes premières tentatives avec mes collègues pour 90 secondes pour un documentaliste ou en solo avec les vidéos sur les sémacodes et les licences Creative Commons ? N’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires pour que toute personne intéressée puisse en profiter !

Bien à vous,
Thomas !

C’est quoi un navigateur ?

Les vidéos qui mettent en avant l’ignorance des gens sur tel ou tel sujet, ce n’est pas rare. Les vidéos qui mettent en avant l’ignorance des Américains, sur tel ou tel sujet, ça l’est encore moins (et ça fait bien rire les Français – et ça fait aussi flipper certains Américains) ! Mais honnêtement, visionnez-donc cette vidéo tournée par une petite équipe d’employés de Google qui demandent aux passants dans les rues de New York ce qu’est un navigateur.

Résultat des courses, 8% des personnes interrogées savent ce qu’est un navigateur ! Une grande partie des autres personnes interrogées confondent allègrement navigateur Internet et moteur de recherche. En début d’année scolaire, avant même de commencer à réfléchir au B2I, combien d’élèves (et tiens, combien de collègues ?) seraient capables de répondre correctement à cette question ?

Je ferais bien un petit sondage à la rentrée… :)