Parfois, c’est mieux d’en baver un peu.

S’il y a quelqu’un dont j’aime beaucoup suivre les aventures dans le monde du multimedia et de l’enseignement, c’est Nikki Pugh qui, comme elle le dit si bien sur son site Genzai-chi « travaille dans les zones floues entre Art, Science et Technologie » (et je vous invite à souscrire aux feeds de son site Internet dès que possible si l’un de ces thèmes vous intéresse). Un de ses derniers projets, aider des élèves élèves de 9 à 10 ans en Angleterre à construire un « Musée de l’Eau » à partir des suggestions de ces derniers, met en évidence des remarques très intéressantes de leur part – par exemple, que les visiteurs du musée doivent éventuellement pouvoir quitter cet espace en étant tristes car « il y a des choses très sérieuses au sujet de l’eau qui doivent être dites, et il faut que les gens soient touchés par ces problèmes ».

Entendre une telle phrase dans la bouche d’enfants de 9 ans est quelque chose qui me rassure un peu sur ce que le futur peut nous réserver. Nous vivons dans une société qui encourage le bonheur instantané et sans trop de réflexion – quelque chose que je peux voir tous les jours auprès de mes collégiens. Que de jeunes élèves aient encore conscience que différer le bonheur pour atteindre un but peut servir à quelque chose, même si c’est doux-amer, ça fait plaisir à entendre.

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