Ce que j’aime beaucoup avec Internet, c’est que par le jeu des liens hypertextes d’un site à un autre, on peut arriver à trouver des petites perles. Du coup aujourd’hui, en sautant d’un flux RSS à un site internet, je suis tombé sur le site de Annoyed Librarian, riche en coups de gueule et cynisme avec un filet de citron, s’il vous plaît – j’adore. Cet article (qui traite de l’attrait irraisonné que peuvent exercer sur nous les toutes dernières nouveautés prêchées par le « culte des Twopointopiens », et du cycle interminable des « next best things ») me touche plus particulièrement aujourd’hui, car il me rappelle certaines de mes réactions pendant ma formation de documentaliste. Heureusement, si la passion pour la haute technologie et la curiosité s’est transmise intacte de mon papa à son fifils, j’ai aussi eu la chance d’y ajouter une petite dose de circonspection au fur et à mesure que les technologies révolutionnaires se succédaient. Aujourd’hui, même si j’aime beaucoup me tenir informé des dernières nouveautés et gadgets dans les domaines du high-tech, je ne m’attarderai pas dessus très longtemps si je ne trouve pas d’application viable à en tirer ; j’ai enfin appris à considérer la technologie comme un moyen et pas comme une fin !
Ces derniers temps, il y a deux technologies qui ont retenu mon attention suite à leur retour en force dans les media et pour lesquelles, à une autre époque, j’aurais complètement craqué : la réalité augmentée d’un côté, et les e-books de l’autre. Pour ces derniers, malgré l’abondance de publicité à leur sujet depuis fin 2007 – entre le lancement du Kindle d’Amazon (premier prix du design le plus moche de l’année) et du Cybook troisième génération – mais vu le prix, l’autonomie et surtout la direction qu’est en train de prendre l’industrie du livre concernant la publication de livres électroniques, ce n’est pas tout de suite que je vais laisser tomber mes livres à autonomie illimitée, sur lesquels je peux griffonner des notes et que je peux facilement prêter à mes copains au lieu d’avoir à me débattre avec des Digital Rights Management sur un livre acheté en ligne ! Dire qu’en 2007, on nous avait aussi fait miroiter un papier électronique flexible et en couleurs…On est encore loin des journaux papier animés de la série Firefly ou des films de la série Harry Potter.
Pour revenir aux livres électroniques « d’aujourd’hui » et au verrouillage informatique dont ceux-ci seront peut-être victimes (désolé, je n’arrive pas à formuler les choses autrement) à la manière de ce que l’on peut voir sur les plateformes de vente de musique en ligne, il serait intéressant de voir si de tels documents pourraient trouver leur place dans les bibliothèques municipales et les Centres de Documentation et d’Information. Pourrait-on prêter des livres ou des magazines électroniques ? Pourrait-on même seulement les consulter ? Si oui, un accord financier avec les maisons d’édition serait peut-être (sûrement) un point de passage obligatoire…Mais à quel prix ?
Pardon ? « Et la réalité augmentée, alors ? » Ah, pour ça j’ai commencé à travailler à quelques applications avec AMIRE – une solution gratuite et open source développée il y a quelques années et qui suffit largement pour ce que j’ai pu bricoler avec depuis que je suis tombé dessus. Je me ferai un plaisir de vous proposer un tutoriel à ce sujet d’ici peu, promis !