Le madmapping arrive au lycée

Depuis plusieurs mois, le corps enseignant se retrouve bombardé de sollicitations portant sur la nouvelle manière de faire travailler les élèves. Une manière ingénieuse d »‘apprendre à apprendre ». Un outil qui a fait ses preuves pour synthétiser son cours. Le mind mapping arrive en force !

Selon Wikipédia, une carte heuristique (du grec ancien εὑρίσκω, eurisko, « je trouve »), appelée aussi carte des idées, schéma de pensée, carte mentale, arbre à idées ou topogramme (mind map en anglais), est un diagramme qui représente les connexions sémantiques entre différentes idées, les liens hiérarchiques entre différents concepts intellectuels.

C’est le plus souvent une représentation arborescente des données.

Basée sur les avancées dans le domaine des neurosciences, la méthode a été mise au point par le psychologue anglais Tony Buzan dans les années 70. Elle est censée faciliter la pensée logique et la créativité en assurant un fonctionnement conjoint, harmonieux et optimal des deux hémisphères du cerveau.

La plupart de nos inspecteurs encouragent à le mettre en pratique  : en documentation et  en management  ( tiens faut-il y voir un sous-entendu autre qu’une logique de bon sens, vu que la plupart de nos cours reposait déjà sur le fameux schéma heuristique, le QQQOCP et que le management  cherche à « dynamiser la pensée de façon claire et attractive »… )

Me voilà donc à proposer à mes élèves de pratiquer le mind mapping et de publier comme chaque semaine, mon bulletin de conseils et astuces pédagogiques, le « Coupe de pouce ».

Sur ce, j’en parle à mes collègues professeurs de management, et l’un d’eux m’explique sa manière de voir les choses. Mon collègue part dans un discours d’orateur, des mouvements de manche tel un magicien qui émerveille ses élèves, on voit qu’il y croit à son mind mapping. Il est vrai que pour schématiser un diagnostic de produit, et regrouper les causes et effets en marketing, cette méthode a le mérite d’être un visuel assurant un repérage des notions intellectuelles de façon pragmatique. La vision globale des branches contribuent à ce que les solutions apparaissent rapidement ( qui contacte qui, que faire à tel degré du système.. ). Quand apprendre donne envie de passer à l’action

Il termine en apostrophant ces étudiants, m’a-t-il raconté, d’un  » je m’engage à vous assurer que vous allez améliorer votre moyenne si vous mettez en pratique ce type de méthode de prise de notes ». Ce à quoi je lui demande s’il n’a pas l’impression dans tout ça de prodiguer aux élèves une stratégie pour rendre facilement abordable un sujet. Ne  cherchait-il pas à le vendre comme un produit, à le rendre stimulant comme une idée révolutionnaire. Et surtout est-ce que tous ses élèves ont le profil d’apprenant visuel, car bien évidemment nous ne sommes pas tous identiques, chacun a ses aptitudes personnelles et donc sa façon de s’approprier chaque méthode d’apprentissage.

Ce collègue ne manque pas de charisme, il est vrai, lui-même avant d’être enseignant, était manager, je vous le donne dans le mille.

Pour ma part, le mind mapping s’avère très utile pour les élèves des filières S et ES, car il offre une approche socio-constructiviste. Les élèves peuvent déployer le schéma en groupe, la stimulation entre camarades opère, de même que cela peut être pratiqué pour consigner au propre le protocole d’une expérience scientifique ou une enquête sociologique. Les élèves de classes L, eux, ont du mal à limiter la structure nodale, il ont tendance à noter toutes les facettes de leur analyse de texte. il est donc nécessaire pour eux de cerner où s’arrête la représentation de l’image centrale et où commence la formulation de tous les composants de leur analyse. Certes le mind mapping est bon à prendre, il pourrait être assimilé  avec des séances d’entraînement à l’oral pour savoir retranscrire son schéma et surtout savoir argumenter, nuancer autour du sujet

. Personnellement, le mind mapping est une pratique que j’exerce moi-même, j’y vois un intérêt direct pour m’organiser, résumer, réaliser un scénario…

La question qui pourrait clore cet article est la suivante : à force de rendre nos élèves adaptables, comme le souhaite le monde de l’entreprise, ne risque-t-on pas de basculer vers du « coaching scolaire » ?

Enfin, bref, je vous propose de poursuivre la réflexion au détour d’un Scoop.it.

 

Notes collaboratives en ligne : bien débuter avec Framapad

J’ai dernièrement eu pas mal de questions de la part de collègues enseignants-documentalistes autour des services de collaboration en ligne, et Framapad est un de ceux qui reviennent le plus souvent. Je vous propose donc aujourd’hui un petit tour d’horizon des fonctions de cet outil et de quelques usages potentiels !

Premier gros, bon point : vous pouvez utiliser Framapad sans avoir à créer un compte personnel et vous enregistrer auprès d’un énième service. Il suffit de cliquer sur le bouton « Créer un pad » sur la page d’accueil, et vous êtes lancé !

La page d’accueil de Framapad, n’attendant qu’un clic de l’utilisateur.

Une fois le document créé, il ne vous reste plus qu’à commencer à saisir votre texte – après lecture du texte qui explique les grandes lignes du fonctionnement du service, si c’est la première fois que vous l’utilisez. Les options sont limitées si on les compare à un traitement de texte en local ou une suite bureautique en ligne complète, mais c’est normal : l’outil est là pour vous permettre de faire de la saisie rapide sans perdre de temps, la mise en forme complexe pourra toujours venir plus tard.

Un pad prêt à l’utilisation, avec sa barre d’icônes en haut de l’écran.

Si l’avantage de Framapad était juste de pouvoir prendre des notes rapidement, il y a déjà plein de bons programmes locaux qui font ça très bien sans vous obliger à être connecté à Internet. La véritable puissance de cet outil se trouve dans ses fonctions de collaboration à plusieurs : chaque collaborateur est automatiquement identifié par une couleur différente. Il est donc très facile de voir qui a écrit quoi dans un document, et de discuter des changements grâce à la messagerie instantanée interne au document : pas la peine d’ouvrir un programme de chat séparé. Les diverses modifications sont stockées au fur et à mesure sous la forme de « révisions » enregistrées via l’icône étoile en haut à droite de votre écran de travail, et accessibles en cliquant sur l’icône horloge juste à côté : vous accèderez à une liste chronologique façon piste de lecture audio, et pouvez « rejouer » les différentes versions du document dans l’ordre chronologique pour avoir une idée de son évolution.

Et cet outil collaboratif, à quoi peut-il vous servir ?

A prendre des notes avec des collègues : Vous préparez un projet avec des collègues, vous assistez à un cycle de conférences, vous suivez une formation en distanciel ? Ouvrez un pad, partagez le lien avec les collègues et vous pourrez commencer à saisir du texte, organiser les notes pour plus facilement les mettre au propre par la suite et les partager ensuite. En conférence, la fenêtre de messagerie instantanée vous permettra d’échanger avec vos collègues sans gêner les gens autour de vous.

Pour initier vos élèves à la prises de notes collaborative : Vous êtes en cours et les élèves travaillent en groupe ? Ils ont accès à un ou deux ordinateur par groupe, ou à des tablettes ou ordinateurs personnels dans le cadre d’une expérimentation ? Alors profitez-en pour leur faire prendre leurs notes non pas sur papier mais sur un pad, à raison d’un document par groupe. Pour un groupe de 4 élèves, un secrétaire se charge de saisir les notes « au kilomètre », 2 autres corrigent les erreurs d’orthographe, le dernier organise les notes pour les rendre plus lisibles (par paragraphes et par grands chapitres internes à votre cours, par exemple). Après le cours, les élèves pourront se référer à leur notes depuis chez eux ou sur un ordinateur personnel (il est possible d’exporter le document dans une version locale, compatible avec les formats les plus répandus – permettant de ne pas pénaliser les élèves ayant difficilement accès à Internet).

Pour communiquer avec les élèves et leurs familles : L’intérêt des outils en ligne, surtout quand ils sont faciles d’accès et d’utilisation, c’est de pouvoir s’ouvrir à des publics aux compétences informatiques très variées et hors des horaires limitants des établissements scolaires. L’utilisation d’un pad avec des parents d’élèves, sécurisé par un mot de passe choisi pour l’occasion, pourrait permettre à ces derniers de poser des questions sur l’organisation des cours, le fonctionnement des établissements, les devoirs des élèves et d’échanger avec les enseignants afin, par exemple, de construire une FAQ commune autour d’une discipline, ou de l’organisation d’une sortie scolaire ou d’un séjour à l’étranger par exemple.

Hormis l’aspect purement utilitaire, il y a un enjeu de taille derrière Framapad qu’on ne saisit pas dès les premières utilisations : l’outil contribue à lever le mystère sur le fonctionnement des outils collaboratifs en général. Wikipédia, Creative Commons, Twitter – les outils qui font appel à la « sagesse des foules » restent souvent une abstraction pour nos collègues et nos élèves, que ce soit par leur utilité ou leur fonctionnement. Mettre enseignants, élèves ou familles dans une posture de créateurs-collaborateurs au sein d’un groupe peut apporter un éclairage important sur le fonctionnement et les enjeux de ces outils – le débat autour du contenu au sein d’un groupe, le consensus nécessaire pour arriver à une production finale, la nature évolutive des productions numériques par rapport à la finitude des documents imprimés : au-delà d’un simple outil de travail de groupe, c’est une première appropriation des mécanismes du Web participatif que permet Framapad.

La Poucette, les smartphones et les limitations sensorielles

Non, ce n’est pas le nom d’un conte de fées cyberpunk méconnu (mais ça aurait pu). La Poucette, ou tendance à jouer des pouces sur l’écran de son téléphone portable, est un surnom adorable au demeurant inventé par certains de mes collègues pour décrire l’activité de toute personne en train de travailler sur un terminal portable, quelle que soit son activité – personnelle ou professionnelle, lecture, communication ou consommation de médias.

A Lonely Place – Photo sous CC BY-NC-SA par niko si 

Donner un petit nom mignon, mais réducteur, pour un ensemble d’activités potentielles si larges, est complètement normal : comme face à un lecteur perdu dans son bouquin, la seule activité que nous pouvons percevoir est celle dont nos sens nous donnent un aperçu, et ces derniers ne peuvent pas nous montrer la nature de telles activités au-delà de la surface que lecteurs ou usagers parcourent du regard ou des doigts. Tout le reste se passe dans la tête et/ou dans les circuits – via quelques métaphores visuelles projetées sur écran, sans plus (et pas bien différentes des métaphores visuelles imprimées sur une page, d’ailleurs).

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer la nécessité de ne pas confondre outils et usages sur Twitter, dans des podcasts, sur ce même site, dans divers ateliers autour des ressources numériques et dans mes échanges professionnels avec des collègues et des spécialistes de la question. Si il y a des progrès dans le domaine depuis quelques années, il est encore plus important aujourd’hui de combattre ces commentaires et points de vue réducteurs. Parce que nous ne le faisons plus seulement pour nous mais aussi pour nos élèves, à l’heure où les expérimentations en équipements nomades ou numériques se multiplient. Ces dernières dépendent en grande partie de la bonne (in)formation des enseignants pour juger d’une éventuelle plus-value pédagogique, à travers leur utilisation de ces nouveaux outils dans le cadre de l’éducation pour préparer nos élèves à une école au minimum d’aujourd’hui, ou à une « école du futur » dans le meilleur des cas. Et pourquoi se tourneraient-ils vers un outil qu’ils ne comprennent pas et dont ils ne perçoivent pas forcément l’intérêt, si ils peuvent utiliser et faire utiliser un outil avec une histoire et des usages qu’ils comprennent ?

Heureusement, les enseignants (jeunes ou vieux, « digital natives » ou pas) ne sont pas seuls et démunis face à ces outils qui peuvent si facilement être réduits à ce que l’on en perçoit. Les formations aux PAFs sont là, les personnels formés ou en cours de formation dans les CRDP sont là, les ressources pour une prise en main rapide sont là : tout repose désormais sur les collègues sur le terrain, leur motivation et leur temps disponible pour se former – et sur le changement des mentalités. Faire comprendre que finalement, au-delà d’une surface de verre et de plastique sous le regard et sous les doigts, il y a tout un monde à explorer.

[Pour ceux d'entre vous qui se poseraient la question, ce billet a été principalement écrit sur un Xperia Arc S avec l'application gratuite WordPress entre Livry-Gargan, Epinay sur Seine et Champigny-sur Marne. A la force du pouce !]

Rizzoma et CCC – l’union parfaite ?

Que ceux qui se souviennent de Google Wave, quelques années plus tard, lèvent la main. Mais si souvenez-vous, il y a 3 ans seulement, les Internets vibraient du buzz du prochain « gros projet » de Google qui gratifia alors son public d’une loooongue conférence…

…à la suite de laquelle les invitations pour Google Wave ont commencé à circuler de compte Google en compte Google, avec quelques rares spécimens arrivant sur eBay (avec des résultats plus ou moins heureux).

Et après ? Pas grand’chose. Victime de son avancée technologique et de sa simplicité d’utilisation entre autres, Wave n’a pas trouvé un public assez important pour justifier son maintien et le service a été officiellement fermé en 2010, ventilant les innovations technologiques au sein d’autres produits Google (comme par exemple la possibilité de discuter autour d’un document dans Docs). Une partie du projet survit, renommé Wave in a Box et a été transmis à la Apache Software Foundation sous licence Apache.

Or is it ?

Depuis quelques mois maintenant avec quelques copains ou collègues qui n’ont peur de rien nous testons Rizzoma, une reprise du code libéré par Google et en cours d’extension par une petite équipe de développeurs. Le plan de route du projet est impressionnante : visant en premier lieu à reprendre les fonctionnalités offertes par Google Wave, à savoir la collaboration en directe et riche en supports audio, vidéo ou image, l’équipe souhaite ensuite mettre à disposition de ses utilisateurs un module « prêt à déployer » sur tout ordinateur afin que toute petite compagnie, ou groupe, ou famille, puisse avoir son Rizzoma personnel à la maison, au travail…Ou à l’école.

Et c’est là que les choses deviennent intéressantes. Dans l’ « ADN » de Rizzoma, on trouve :

  • Liberté structurelle : Tout document nouvellement créé peut prendre à peu près n’importe quelle forme, l’organisation de ce dernier ne dépendant que de l’objectif de l’utilisateur.
  • Travail collaboratif : Les documents intègrent des fonctions de partage, de discussion et de travail à plusieurs (intégrant même la fonction « Hang Out » tout droit venue de Google+) ;
  • Richesse des médias : Comme son prédécesseur, Rizzoma permet d’ajouter image, audio et vidéo aux documents de travail créés soit en intégration directe dans le corps de ces derniers, soit en pièce jointe comme pour un courrier électronique.

Le groupe fondateur lui-même propose des pistes d’usage à destination des enseignants, et des chercheurs ont déjà fait le point sur leurs usages de cet outil (en Anglais), mais il Il est intéressant de noter que ces 3 notions fondatrices sont les mêmes que celles que l’on retrouve potentiellement au sein des Centres de Connaissance et de Culture dont notre profession parle tellement ces temps-ci.

Une convergence entre espaces réels et outils numériques ?

Cette convergence entre outils digitaux et espaces physiques est une tendance que j’ai pu observer depuis plusieurs années : le fonctionnement même des hackerspaces et leur modularité intrinsèque, les concepts de meubles Node de la compagnie Steelcase tendent à émuler dans le monde réel ces caractéristiques.

Dans ce contexte, Rizzoma et les autres outils du même type seraient-il un outil parfait pour de telles structures ? Le parallèle entre l’agencement de ces espaces d’enseignement et le fonctionnement de ces outils de création et de production pourrait en tous cas déboucher sur des perspectives assez intéressantes – et des profils d’élèves et d’étudiants passionnants à accompagner et à observer, nourris à la collaboration, à la prise d’initiative, à une gestion personnelle et instinctive de l’information…Avec des enseignants correctement formés et en quantité suffisante, évidemment.

P.S. : Au moment où j’écris ces dernières lignes, je découvre que la fondation Apache a mis en place une version fonctionnelle de Wave in a Box, plus technique que Rizzoma mais qui mérite qu’on s’y intéresse : inscription gratuite ici.

Une PirateBox au CDI ?

Je suis le projet PirateBox par curiosité personnelle depuis sa création sous les doigts de fée de David Darts en 2011, et avec un intérêt renouvelé depuis que Jason Griffey a modifié le projet pour en faire une LibraryBox en 2012. Outil de partage, de téléchargement et de communication libre, la Pirate Box et ses possibles applications au sein de l’Education Nationale me turlupinent depuis un moment et les expériences relayées par @Silvae m’avaient confirmé il y a quelques mois que oui, ces appareils ont leur place dans notre spécialité et auprès de nos usagers.

Installation de tous les dangers ?

Le Asus EEE sous PirateBox, avec la clef USB qui a servi à l’installation.

C’est la sortie d’une version démarrable directement sur clef USB basée sur le système d’exploitation Ubuntu qui m’a donné envie de plonger les mains dans le cambouis. Pour l’occasion j’ai donc sorti de sa retraite SquEEE, un des premiers ordinateurs de la gamme EEE de Asus, et une clef USB de 8Go achetée en soldes à la dernière rentrée. L’expérience pouvait commencer…

L’installation de la version sur clef USB une fois terminée (un processus assez simple aujourd’hui grâce à des logiciels comme Unetbootin), j’ai pu démarrer directement dessus : basée sur une des versions «maintenance longue durée de Ubuntu», rien de bien spécial de ce côté-là si ce n’est un script d’installation sur la machine elle même : c’était si gentiment proposé que je n’ai pas pu refuser, soucieux d’avoir le maximum de vitesse sur ce matériel maintenant un peu âgé.

Le script de configuration PirateBoxManager, à vot’ service

Premiers pas

Après un dernier redémarrage pour finaliser l’installation et les mises à jour éventuelles, j’ai démarré le script de gestion de la PirateBox et démarré le processus de configuration conformément aux instructions. Même si on entre là dans une configuration en ligne de commande, pas de panique, l’ensemble du processus est simple, vous demandant de choisir [options]. Tout se passe très vite, sans douleur et une fois terminé, il ne vous reste plus qu’à démarrer le service PirateBox depuis le même gestionnaire : dès lors, les usagers autour de vous peuvent s’y connecter en wifi sans avoir besoin de configurer  grand’chose : la PirateBox attribue automatiquement des adresses IPs aux machines connectées, il ne vous reste plus qu’à la page d’accueil dans votre navigateur préféré !

L’accueil de la PirateBox au rapport, ses liens de navigation, d’upload et son chat.

Parlons-en un peu, de cette page d’accueil : super simple, elle ne comporte à la base qu’un logo, 2 liens (un pour télécharger les documents déjà sur la machine, un autre pour y ajouter des ressources) et une fenêtre de chat qui permet aux utilisateurs connectés de discuter ensemble de manière anonyme (ou pas, d’ailleurs). Simple, rapide, efficace, pas moyen de se tromper. La page peut être redécorée comme vous le voulez avec quelques notions de HTML

Et dans les EPLE, quel intérêt ?

C’est bien gentil tout ça, mais ça reste quand même la question principale. Et elle n’est pas innocente : a priori, introduire la notion de piratage à travers une PirateBox dans un établissement scolaire peut faire flipper. C’est normal, mais c’est aussi l’occasion de faire réfléchir élèves comme enseignants à la notion de piratage de la culture à travers un nom volontairement frappant d’un côté et le partage gratuit et légal de ressources de l’autre (le site de la PirateBox propose d’ailleurs un kit de démarrage de culture gratuite à télécharger et ajouter à sa PirateBox). Le premier intérêt, donc : susciter le débat autour de notre rapport à la culture, sa commercialisation et les actes citoyens qui l’entourent.

Autre intérêt, la circulation de l’information et la discussion au sein des établissements. Si le WiFi généralisé dans les établissements scolaires de France est encore un rêve lointain pour des raisons dignes de la bureaucratie vogonne, la possibilité de :

  • fournir aux élèves, directement via leurs ordinateurs portables ou tablettes (comme c’est le cas pour les établissements où sont pratiquées de telles expérimentations) ou via leurs smartphones, de l’information en rapport avec la vie de l’établissement
  • leur permettre de consulter des textes, du son ou de la vidéo complémentaires d’un cours,
  • poser des questions complémentaires à son professeur pendant que le cours a lieu, sans interrompre le cheminement de celui-ci.
  • accéder à un espace où entreposer son travail pour le valoriser (et où permettre aux autres de le lire ou de s’en inspirer) dans le cadre d’activités en classe ou en club (journal, lecture, EPS, informatique…),

Ce ne sont là que quelques idées en vrac, et il est clair que la malléabilité de cet outil a beaucoup à offrir pour peu que la communauté éducative s’en empare. Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

P.S. : Un grand merci au FacLab de la faculté de Cergy-Pontoise et ses usagers pour son accueil, la possibilité de s’installer dans leurs locaux pour la rédaction de ce billet, l’ambiance et les chouettes discussions !

« A quoi ça sert Twitter de toutes façons ? »

Quand j’entends cette question dans la bouche du badaud moyen, passe encore. Quand j’entends cette question, prononcée avec un air goguenard, dans la bouche d’un professionnel de l’information ou des médias pendant une série de conférences nationales sur l’évolution des médias, je me dis que ça cache forcément quelque chose et que les sous-entendus qui se planquent derrière une telle question rhétorique sont forcément multiples vu l’omniprésence et les usages pédagogiques démontrés d’outils comme les réseaux sociaux. Ces sous-entendus, j’ai pu jusqu’ici en identifier 3 qui ont encore la vie dure, mais je suis sûr qu’il y en a plein d’autres qui n’attendent qu’une occasion de pointer leur sale bobine. Petite mise au point.

Premier sous-entendu : « Twitter, ça ne sert à rien ».

Comme tout outil, Twitter a une utilité principale : en l’occurrence, transférer de l’information d’un émetteur à un ou plusieurs récepteurs – sa seule spécificité étant sa fameuse limitation à 140 caractères par message. C’est déjà un premier usage, et coïncidence, il se trouve que la plupart des médias font exactement la même chose, simplement sous des formes différentes. Quitte à remettre en cause cet usage essentiel des médias donc, autant se demander à quoi servent la télévision ou les journaux imprimés – deux autres médias dont on ne questionne pas l’utilité, alors qu’ils ne permettent pas l’interactivité qu’offre Twitter autour des contenus audio ou vidéo.

Deuxième sous-entendu : « Twitter n’est pas aussi intelligent que les autres médias »

Outils par nature, aucun média n’est intelligent en soi, ni bête d’ailleurs. Un média est, et puis c’est tout : intelligence, bêtise, pertinence sont des notions qui jugent du contenu transmis par un média, contenu créé par des utilisateurs-rédacteurs. Et chez les utilisateurs, il y a un peu de tout, comme chez les humains en général d’ailleurs : savoir lesquels vous trouverez intelligents ou pas est une question de goût. Quant à sélectionner les utilisateurs dont vous voudrez suivre les contributions, c’est là que sera le véritable défi.

Pour cela, de nombreux outils sont à votre disposition : Twitter permet l’organisation des flux auxquels vous vous abonnerez en listes – pas forcément utile pour les comptes suivant peu d’autres personnes, mais dès qu’on dépasse la centaine classer ces derniers par thématique permet de se constituer des « chaînes spécialisées » qui peuvent faire gagner pas mal de temps dans le cadre d’une veille documentaire ou informationnelle. Notez au final que la qualité des informations que vous apportera Twitter dépendra de vos choix et rien d’autre.

Troisième sous-entendu : « Sur Twitter, on parle à tout le monde, donc on ne parle à personne ».

S’exprimer sur Twitter, ce n’est pas seulement s’exprimer sur un gueuloir mondial. Avec des mécanismes comme les messages privés (ou Direct Messages), les mentions (précédées d’un nom d’utilisateur, mais lisibles par tous) et les hashtags qui permettent de traiter d’une thématique particulière (notion, événement, personne) en identifiant le contenu d’un tweet, tous les outils sont là pour permettre à l’utilisateur de se concentrer sur des informations particulières ou de s’entretenir avec un ou plusieurs autres utilisateurs en particulier plutôt qu’à « la masse ».

Dans certains cas cependant, s’adresser directement à cette même masse peut avoir un intérêt – que ce soit par l’intermédiaire des hashtags cités plus haut, ou en demandant à vos abonnés de retweeter (ou RT, dans la langue des gazouillis) votre requête. On ne sait jamais…

3 sous-entendus, une même cause

Ces 3 sous-entendus, au final, ne sont que des symptômes : le véritable problème, c’est le choix pour certains collègues de ne pas s’intéresser à un outil au-delà des apparences et des premières impressions pour explorer ce qui peut être fait avec. Certes; c’est un choix confortable qui permet de ne pas se remettre en cause et de garder certains repères dans un paysage technologique en constante évolution – mais qui aussi empêche de progresser, de découvrir, d’expérimenter autour de nouveaux outils qui pourraient avoir un grand intérêt dans le cadre de nos professions respectives. Dommage, pour des professionnels de l’information…Qui se condamnent donc à disparaître à plus ou moins long terme.

Et si, coup de chance, cet article vous a donné envie de vous créer un compte sur Twitter vous pouvez suivre le compte de CDImagination et celui du CRDP de Créteil pour lequel je travaille actuellement (ainsi que le mien, si vous avez le coeur bien accroché).

Productivité et nomadisme : la trousse à outils du doc en vadrouille

Mes collègues documentalistes TICE et moi-même savons souvent besoin de nous déplacer un peu partout dans le 93, le 77 et le 94 dans le cadre de nos missions départementales : autant dire que si on veut pouvoir travailler efficacement n’importe où, il faut avoir une trousse à outils adaptable et qui réponde à tous nos besoins à peu près où qu’on se trouve. Si ce besoin de mobilité hors des établissements scolaires est important, il l’est tout autant au sein d’un EPLE pour un enseignant-documentaliste qui se partage entre son poste au CDI, une salle informatique, un cours en classe avec TBI et ordinateur portable…

Côté matériel

Une clef USB ou un disque dur externe autoalimenté, lui aussi avec prises USB, est un must : avec le temps, le prix des supports de stockage de données a dramatiquement chuté, à tel point qu’on trouve aujourd’hui en ligne ou dans les magasins d’informatique à moins de 10€ pour des capacités telles que vous ne devriez jamais vraiment manquer de place (et dans le pire des cas, vous pourrez toujours investir dans un petit disque dur externe). Ce support vous servira non seulement pour transporter des données et des documents de travail qui peuvent servir, mais aussi pour avoir sous la main quelques outils indispensables dessus où que vous soyez…

Côté logiciels…

Du stockage c’est bien, de bons outils c’est mieux ; ça tombe bien, certains des logiciels les plus utilisés en temps normal dans le cadre de notre travail de documentalistes, ou qui  peuvent nous aider à mieux nous acquitter de nos tâches en nomades sont déjà disponibles.

PortableApps est une plateforme qui permet l’installation et la gestion de logiciels en version portable : à partir de là, il suffit de brancher son disque dur ou sa clé sur une machine-hôte, démarrer la plateforme et lancer ses applications sans avoir ni besoin d’un compte administrateur, ni d’installer quoi que ce soit sur la machine concernée. Une fois PortableApps installé et démarré, il vous suffira d’un clic droit pour accéder au menu d’installation de nouveaux logiciels et à partir de là, d’y ajouter…

Clamwin, un antivirus très léger et régulièrement mis à jour qui vous permettra de protéger les données sur votre clef USB ainsi que sur votre disque dur. Un must, si vous vous connectez régulièrement à des ordinateurs dont vous n’êtes pas sûrs qu’ils n’ont pas été infectés par un virus que ce soit dans un CDI, une salle des professeurs ou une salle informatique d’établissement puisque virus, chevaux de troies et malwares se propagent souvent d’une machine à l’autre justement par l’intérmédiaire de clefs USB et disques durs ;

Firefox, le navigateur Internet open source : la possibilité de le personnaliser à travers diverses extensions et sa capacité à se synchroniser entre différentes instances sur différents ordinateurs grâce à Firefox Sync en fait un très bon outil nomade. Si vous travaillez comme nous sur des machines vieillissantes (2006 et plus), vous lui préfèrerez Iron, une version portable du très léger et très efficace Chromium ;

De plus en plus de services en ligne, internes ou externes à nos établissements, nous proposent des fonctions qui peuvent avoir une utilité dans l’enseignement – que l’on parle de réseaux sociaux, de suites de présentation en ligne ou de comptes courrier électronique parmi tant d’autres. Le gestionnaire de mots de passe Keepass vous permettra de transporter avec vous en toute sécurité les différents identifiants et mots de passe dont vous pourriez avoir besoin pour utiliser où que vous soyez votre courrier électronique ou accéder à l’Intranet de votre établissement ou à votre ENT ; beaucoup plus pratique que tout noter dans un simple carnet ! Et beaucoup plus sécurisé : sans mot de passe principal, pas moyen d’accéder à votre base de données.

La suite bureautique LibreOffice vous permettra quant à elle d’éditer tous les fichiers textes ou feuilles de calculs sur lesquels vous pourriez avoir besoin de travailler ici et là : elle est aussi compatible avec les fichiers de la suite OpenOffice mais aussi Microsoft Office, un gros plus pour ceux d’entre nous qui se déplacent dans des établissements pas encore complètement passés au libre.

Il y a plein d’autres logiciels en version portable disponibles depuis le menu de Portable Apps : à vous d’explorer et de tester ce qui peut éventuellement vous servir dans le cadre de votre mission de baroudeuse/eur de l’info ! Notez bien que nous n’avons parlé ici que des outils qui vous permettent de travailler en mode nomade sans avoir à vous reposer sur des services en ligne puisque pas toujours accessibles en l’absence d’une connexion à Internet : ça, ce sera pour une prochaine fois !

La bibliothèque du futur : ça se précise net-temment

Chers internautes, si j’ai un lien à vous faire partager actuellement, c’est bien celui-ci.
il s’agit de podcasts de conférences qui ont lieu à Paris, du 22 au 24 novembre 2010.

Ce séminaire sur les « Métamorphoses du livre et de la lecture à l’heure du numérique » nous projettent dans l’avenir de la RD, recherche documentaire. Et c’est avec grande clarté que François Cavalier , directeur de la bibliothèque de l’Institut d’études politiques de Paris, nous expose sa réflexion sur les nouvelles pratiques de recherche, nouvelles bibliothèques.
A la fois visionnable, sur une durée de 25 mn, il est possible d’en relire des passages, grâce à la retranscription textuelle, qui suit la podcast.

F. Cavalier nous explique donc avec concision tout l’intérêt et le bénéfice en RD offert à nos usagers, dans l’application « de nouvelles formes de collectes et d’agrégations et d’articulations de données et de documents ».

Il s’agit de trier aujourd’hui, et la question aujourd’hui ce n’est plus seulement d’obtenir l’information mais c’est de la trier et de l’organiser donc c’est un problème ancien et bien traditionnel dans lequel les bibliothèques ont quand même des compétences et un avenir mais effectivement on passe de l’abondance au déluge.

On a un certain nombre de défis à traiter, l’hétérogénéité linguistique, le bruit, l’audience diverse, vous voyez qu’est ce qui relève aujourd’hui de l’amateur, du travail de l’amateur, du travail de la recherche, comment aujourd’hui ces frontières aussi se déplacent.

Les interventions autour de la bibliothèque du futur se trouvent enrichies d’un dernier chapitre, concernant le livre à l’ère numérique. Un séminaire sans blabla intellichiant, que je vous encourage à consulter, partager. On se retrouve bientôt dans un autre billet, pour un retour sur expériences des conseils de F  Cavalier,  et ainsi dessiner l’esquisse de la bibliothèque du futur de notre choix.

 

 

L’homo digitalus ou le comportement de nos futurs élèves

L’ère de l’information qui est bien la notre est devenue ce que l’on appelle la « troisième révolution industrielle » par les médias. S’informer est devenu source de survie, de pouvoir et même et surtout de liberté. Voilà le portrait d’une humanité avec ses plus belles preuves d’intelligence, de courage et de connerie achevée ! Mais bref, c’est un débat sans fin bien qu’il mette en général tout le monde d’accord ( avant ou après l’apéro, testez votre entourage… ).

En parlant d’évolution, j’ai remarqué dans mon lycée que la plupart de mes élèves sont dotés de deux appareils connectés pour échanger ou accéder à des informations de tous bords. Plus pour vérifier l’état de leur vie virtuelle, certes, que de suivre l’actualité du CAC40 ( quoique, les élèves en BTS management international de mon bahut en font leur ration quotidienne de ptit déj parfois, ça peut faire peur …). Et en discutant avec une collègue de philo, je me suis rendue compte que ces élèves ont de nos jours viscéralement besoin de leur blackberry, à tout instant, parce que cet objet leur sert de doudou. C’est leur réconfort, leur lien avec le monde, il est la preuve qu’ils existent virtuellement pour gagner une présence réelle au sein de leur groupe. Voilà le portrait des scolaires français. Le comparer avec le profil des élèves en Europe et aux USA serait malin.

Et voilà que je repère un article qui date un peu mais qui me fait m’interroger sur les cyber-comportements de nos ados.

Voici un extrait d’article qui a été publié dans l’ ebook : Regards croisés sur la veille (sur le blog du modérateur), qui fait intervenir plein de spécialistes pros du digital.

En voici un extrait :

La veille va devenir vitale pour l’être humain, car sans ces données, point de salut. Vous ne pourrez pas vous intégrer dans une société ultra-connectée. L’homo-digitalus, the wired man sera connecté ou désocialisé. Il ne s’agira plus de se demander pourquoi veiller, mais comment veiller le plus efficacement possible, comment s’y retrouver dans ce déferlement d’informations en tout genre, comment avoir l’information la plus juste, la plus fraîche.

Autour de ces nouveaux enjeux, la société va changer. Elle a déjà entamé sa transformation. Le fameux FOMO (Fear of Missing Out), aujourd’hui réservé aux ultra-connectés ou ultra-sociaux,  va devenir une crainte « grand public ». Certains ultra-connectés (jeunes ou pas) ne peuvent déjà plus quitter leur téléphone mobile sans se retrouver perdus, sans vie sociale (lire à ce propos l’étude Express InfoLab : Without information are we nothing ? [en]). Quant aux entreprises, ce sont celles qui recherchent, gèrent et font transiter les informations qui sont déjà les plus puissantes de la planète (Google, Microsoft, Apple et Facebook).

Donc l’être humain va changer et muter, qu’il le veuille ou non. Il deviendra détecteur, filtre ou créateur d’information permanente.

 

Ces rôles et pathologies sont dégagent depuis quelques années. Vous, comment vous placez-vous dans ce prisme d’acteurs de la toile ? « détecteur, filtre ou créateur d’information permanente » ? Des outils de mutualisation tels que l’agrégateur pearltrees et l’outils pédagogique jogtheweb ont sont , je trouve, un vecteur d’interaction fiable et convaincant.

 

 

« Définir un vocabulaire commun » sur EdTechInsight

Avec l’émergence de nouvelles méthodes d’enseignement et d’apprentissage comme les jeux sérieux ou les expériences transmédiatiques (qui s’étendent de manière complémentaire sur plusieurs média, comme par exemple Inanimate Alice), il devient de plus en plus compliqué de se comprendre – que ce soit pour collaborer ensemble à la construction de ces expériences qui demandent l’intervention de personnes avec des spécialisations et des compétences diverses, ou pour simplement choisir les professionnels qui sauront effectivement apporter un soutien efficace plutôt que ceux qui crachent des buzzwords à la chaîne pour décrocher un contrat. C’est dans cette optique que Laura Fleming propose son article « Defining a Common Vocabulary« , que nous traduisons ci-dessous :

Quand j’ai commencé à écrire sur les expériences transmédia et l’éducation, je me suis rendu compte que la terminologie que j’utilisais n’était pas pertinente de prime abord. Mon objectif initial était d’attirer l’attention sur cette nouvelle manière d’enseigner et d’apprendre, et d’encourager les gens à l’adopter. Graduellement, j’ai vu les articles sur les expériences transmédia et l’apprentissage augmenter significativement en nombre. Je pense qu’il y a à présent assez de matériel à notre disposition pour que nous ayions maintenant besoin de définir un vocabulaire commun. Ces termes, bien que très probablement familiers pour ceux qui appartiennent à la communauté du développement transmédia, sont probablement moins familiers pour les éducateurs. Un vocabulaire commun à tous est important pour nous aider à comprendre les principes centraux des oeuvres transmédia et de l’apprentissage et pour continuer à l’enrichir à partir de ces derniers, qui serviront alors de base. Je ne suggère en aucune manière que ma liste est une liste exhaustive. Ce ne sont que les 10 termes que je pense être les plus significatifs dans ma recherche et dans mon travail d’écriture, et qui m’ont aidé à concevoir un environnement d’apprentissage transmédiatique.

  1. Pervasivité : Connecte le contenu à, et diffuse et étend l’apprentissage dans la vie de tous les jours en permettant à l’apprentissage de prendre place dans n’importe quel environnement, n’importe quand, n’importe où.
  2. Ubiquité : L’apprentissage devient si pervasif qu’il est pleinement intégré et assimilé dans la vie des apprenants.
  3. Interactivité : Rend l’apprentissage vivant en maximisant l’engagenement et en stimulant les esprits des apprenants à travers une participation proactive, qui permet à l’apprentissage de grandir de manière organique.
  4. Transparence : Apprendre en ayant la possibilité d’observer la manière dont d’autres apprennent, et en captivant les autres en étant honnête et clair par rapport à ce que vous faites.
  5. Immersion : Les expériences d’apprentissage impliquent l’ensemble des sens et abattent les limites et les frontières entre enseignant et étudiant, impliquant par là-même la distribution et la prolifération du savoir.
  6. Authenticité : Les structures narratives porteuses de sens et originales impliquent les apprenants et améliorent la profondeur de savoir que les étudiants atteindront.
  7. Fluidité : A travers plusieurs modes de communication et de partiicpation, apprenants et contenu circulent naturellement d’une plate-forme à la suivante.
  8. Responsabilisation : Les apprenants partagent, contribuent et créent en faisant des découvertes à travers leurs propres interprétations, ce qui encourage passion et responsabilité vis-à-vis de leur propre apprentissage.
  9. Engagement : A travers une participation directe, les apprenants s’impliquent dans le contenu et ont une compréhension plus profonde qui leur permet de dériver du sens de leur apprentissage.
  10. Interconnexion : La connexion des plateformes et du contenu encourage le dialogue, ce qui connecte les apprenants avec les apprenants et les enseignants dans le monde entier. Cette interconnexion globale permet le partage collaboratif et la prolifération du savoir.

Enseignante depuis 14 ans, Laura est aussi membre de Classroom 2.0, un site qui fédère les enseignants anglophones qui expérimentent avec les nouvelles technologies et les media sociaux dans les salles de classe.