La bibliothèque du futur : ça se précise net-temment

Chers internautes, si j’ai un lien à vous faire partager actuellement, c’est bien celui-ci.
il s’agit de podcasts de conférences qui ont lieu à Paris, du 22 au 24 novembre 2010.

Ce séminaire sur les « Métamorphoses du livre et de la lecture à l’heure du numérique » nous projettent dans l’avenir de la RD, recherche documentaire. Et c’est avec grande clarté que François Cavalier , directeur de la bibliothèque de l’Institut d’études politiques de Paris, nous expose sa réflexion sur les nouvelles pratiques de recherche, nouvelles bibliothèques.
A la fois visionnable, sur une durée de 25 mn, il est possible d’en relire des passages, grâce à la retranscription textuelle, qui suit la podcast.

F. Cavalier nous explique donc avec concision tout l’intérêt et le bénéfice en RD offert à nos usagers, dans l’application « de nouvelles formes de collectes et d’agrégations et d’articulations de données et de documents ».

Il s’agit de trier aujourd’hui, et la question aujourd’hui ce n’est plus seulement d’obtenir l’information mais c’est de la trier et de l’organiser donc c’est un problème ancien et bien traditionnel dans lequel les bibliothèques ont quand même des compétences et un avenir mais effectivement on passe de l’abondance au déluge.

On a un certain nombre de défis à traiter, l’hétérogénéité linguistique, le bruit, l’audience diverse, vous voyez qu’est ce qui relève aujourd’hui de l’amateur, du travail de l’amateur, du travail de la recherche, comment aujourd’hui ces frontières aussi se déplacent.

Les interventions autour de la bibliothèque du futur se trouvent enrichies d’un dernier chapitre, concernant le livre à l’ère numérique. Un séminaire sans blabla intellichiant, que je vous encourage à consulter, partager. On se retrouve bientôt dans un autre billet, pour un retour sur expériences des conseils de F  Cavalier,  et ainsi dessiner l’esquisse de la bibliothèque du futur de notre choix.

 

 

L'homo digitalus ou le comportement de nos futurs élèves

L’ère de l’information qui est bien la notre est devenue ce que l’on appelle la « troisième révolution industrielle » par les médias. S’informer est devenu source de survie, de pouvoir et même et surtout de liberté. Voilà le portrait d’une humanité avec ses plus belles preuves d’intelligence, de courage et de connerie achevée ! Mais bref, c’est un débat sans fin bien qu’il mette en général tout le monde d’accord ( avant ou après l’apéro, testez votre entourage… ).

En parlant d’évolution, j’ai remarqué dans mon lycée que la plupart de mes élèves sont dotés de deux appareils connectés pour échanger ou accéder à des informations de tous bords. Plus pour vérifier l’état de leur vie virtuelle, certes, que de suivre l’actualité du CAC40 ( quoique, les élèves en BTS management international de mon bahut en font leur ration quotidienne de ptit déj parfois, ça peut faire peur …). Et en discutant avec une collègue de philo, je me suis rendue compte que ces élèves ont de nos jours viscéralement besoin de leur blackberry, à tout instant, parce que cet objet leur sert de doudou. C’est leur réconfort, leur lien avec le monde, il est la preuve qu’ils existent virtuellement pour gagner une présence réelle au sein de leur groupe. Voilà le portrait des scolaires français. Le comparer avec le profil des élèves en Europe et aux USA serait malin.

Et voilà que je repère un article qui date un peu mais qui me fait m’interroger sur les cyber-comportements de nos ados.

Voici un extrait d’article qui a été publié dans l’ ebook : Regards croisés sur la veille (sur le blog du modérateur), qui fait intervenir plein de spécialistes pros du digital.

En voici un extrait :

La veille va devenir vitale pour l’être humain, car sans ces données, point de salut. Vous ne pourrez pas vous intégrer dans une société ultra-connectée. L’homo-digitalus, the wired man sera connecté ou désocialisé. Il ne s’agira plus de se demander pourquoi veiller, mais comment veiller le plus efficacement possible, comment s’y retrouver dans ce déferlement d’informations en tout genre, comment avoir l’information la plus juste, la plus fraîche.

Autour de ces nouveaux enjeux, la société va changer. Elle a déjà entamé sa transformation. Le fameux FOMO (Fear of Missing Out), aujourd’hui réservé aux ultra-connectés ou ultra-sociaux,  va devenir une crainte « grand public ». Certains ultra-connectés (jeunes ou pas) ne peuvent déjà plus quitter leur téléphone mobile sans se retrouver perdus, sans vie sociale (lire à ce propos l’étude Express InfoLab : Without information are we nothing ? [en]). Quant aux entreprises, ce sont celles qui recherchent, gèrent et font transiter les informations qui sont déjà les plus puissantes de la planète (Google, Microsoft, Apple et Facebook).

Donc l’être humain va changer et muter, qu’il le veuille ou non. Il deviendra détecteur, filtre ou créateur d’information permanente.

 

Ces rôles et pathologies sont dégagent depuis quelques années. Vous, comment vous placez-vous dans ce prisme d’acteurs de la toile ? « détecteur, filtre ou créateur d’information permanente » ? Des outils de mutualisation tels que l’agrégateur pearltrees et l’outils pédagogique jogtheweb ont sont , je trouve, un vecteur d’interaction fiable et convaincant.

 

 

« Définir un vocabulaire commun » sur EdTechInsight

Avec l’émergence de nouvelles méthodes d’enseignement et d’apprentissage comme les jeux sérieux ou les expériences transmédiatiques (qui s’étendent de manière complémentaire sur plusieurs média, comme par exemple Inanimate Alice), il devient de plus en plus compliqué de se comprendre – que ce soit pour collaborer ensemble à la construction de ces expériences qui demandent l’intervention de personnes avec des spécialisations et des compétences diverses, ou pour simplement choisir les professionnels qui sauront effectivement apporter un soutien efficace plutôt que ceux qui crachent des buzzwords à la chaîne pour décrocher un contrat. C’est dans cette optique que Laura Fleming propose son article « Defining a Common Vocabulary« , que nous traduisons ci-dessous :

Quand j’ai commencé à écrire sur les expériences transmédia et l’éducation, je me suis rendu compte que la terminologie que j’utilisais n’était pas pertinente de prime abord. Mon objectif initial était d’attirer l’attention sur cette nouvelle manière d’enseigner et d’apprendre, et d’encourager les gens à l’adopter. Graduellement, j’ai vu les articles sur les expériences transmédia et l’apprentissage augmenter significativement en nombre. Je pense qu’il y a à présent assez de matériel à notre disposition pour que nous ayions maintenant besoin de définir un vocabulaire commun. Ces termes, bien que très probablement familiers pour ceux qui appartiennent à la communauté du développement transmédia, sont probablement moins familiers pour les éducateurs. Un vocabulaire commun à tous est important pour nous aider à comprendre les principes centraux des oeuvres transmédia et de l’apprentissage et pour continuer à l’enrichir à partir de ces derniers, qui serviront alors de base. Je ne suggère en aucune manière que ma liste est une liste exhaustive. Ce ne sont que les 10 termes que je pense être les plus significatifs dans ma recherche et dans mon travail d’écriture, et qui m’ont aidé à concevoir un environnement d’apprentissage transmédiatique.

  1. Pervasivité : Connecte le contenu à, et diffuse et étend l’apprentissage dans la vie de tous les jours en permettant à l’apprentissage de prendre place dans n’importe quel environnement, n’importe quand, n’importe où.
  2. Ubiquité : L’apprentissage devient si pervasif qu’il est pleinement intégré et assimilé dans la vie des apprenants.
  3. Interactivité : Rend l’apprentissage vivant en maximisant l’engagenement et en stimulant les esprits des apprenants à travers une participation proactive, qui permet à l’apprentissage de grandir de manière organique.
  4. Transparence : Apprendre en ayant la possibilité d’observer la manière dont d’autres apprennent, et en captivant les autres en étant honnête et clair par rapport à ce que vous faites.
  5. Immersion : Les expériences d’apprentissage impliquent l’ensemble des sens et abattent les limites et les frontières entre enseignant et étudiant, impliquant par là-même la distribution et la prolifération du savoir.
  6. Authenticité : Les structures narratives porteuses de sens et originales impliquent les apprenants et améliorent la profondeur de savoir que les étudiants atteindront.
  7. Fluidité : A travers plusieurs modes de communication et de partiicpation, apprenants et contenu circulent naturellement d’une plate-forme à la suivante.
  8. Responsabilisation : Les apprenants partagent, contribuent et créent en faisant des découvertes à travers leurs propres interprétations, ce qui encourage passion et responsabilité vis-à-vis de leur propre apprentissage.
  9. Engagement : A travers une participation directe, les apprenants s’impliquent dans le contenu et ont une compréhension plus profonde qui leur permet de dériver du sens de leur apprentissage.
  10. Interconnexion : La connexion des plateformes et du contenu encourage le dialogue, ce qui connecte les apprenants avec les apprenants et les enseignants dans le monde entier. Cette interconnexion globale permet le partage collaboratif et la prolifération du savoir.

Enseignante depuis 14 ans, Laura est aussi membre de Classroom 2.0, un site qui fédère les enseignants anglophones qui expérimentent avec les nouvelles technologies et les media sociaux dans les salles de classe.

Arnova 8, 2 semaines avec le vilain petit canard des tablettes tactiles.

Ces temps-ci, après la guerre des livres électroniques, c’est tout simplement la guerre des tablettes : qu’on aille dans un magasin spécialisé ou qui ait juste un rayon informatique, qu’on aille sur Internet ou dans un magasin de téléphonie, les différents modèles et constructeurs se disputent les bannières publicitaires et les linéaires à coups . . . → Continuer à lire : Arnova 8, 2 semaines avec le vilain petit canard des tablettes tactiles.

Compte rendu du salon I-Expo 2011 : Partie 1 Confidentiel entreprise ? quelles protections pour les informations stratégiques ?

I-Expo millésime 2011 s’est déroulé le 18 et 19 mai dernier au parc d’expositions de la porte de Versailles, lieu de rencontre pour les fournisseurs de solutions de veille, de fournisseurs de contenus ou encore de logiciels de gestion des connaissances (Knowledge Management). L’occasion aussi d’assister à des conférences plénières sur des thèmes variés, . . . → Continuer à lire : Compte rendu du salon I-Expo 2011 : Partie 1 « Confidentiel entreprise ? » quelles protections pour les informations stratégiques ?

A la découverte du Prix des Incorruptibles

Lors de mon année de stage j’ai pu participer au Prix des Incorruptibles. Mais avant de vous raconter comment cela s’est déroulé dans notre petit collège de région parisienne, je vais commencer par présenter ce prix littéraire et son fonctionnement.

Commençons donc par les 3QOCP : Qui, Quoi, Quand, Où, Comment, et Pourquoi ?

. . . → Continuer à lire : A la découverte du Prix des Incorruptibles

Minecraft s'invite au collège !

Cela fait un petit moment que j’expérimente avec les jeux dans l’établissement scolaire où j’enseigne, encouragé par le travail de Julien Llanas et ses collaborateurs au niveau de l’académie de Créteil. Dernièrement, c’est à deux petits phénomènes de l‘indie gaming que je me suis attaqué avec Manic Digger et  Minecraft. Ces jeux super simples . . . → Continuer à lire : Minecraft s’invite au collège !

Nos ados... pro du virtuel ?

Commençons par un chiffre : sur une semaine, en France, les ados de 12-17 ans passent en moyenne 16 heures sur internet ET 14 heures devant la télévision.

La diffusion des technologies de l’information et de la communication dans la société française. Régis Bigot et Patricia Croutte, Crédoc, 2010.

 

Les ados sont . . . → Continuer à lire : Nos ados… pro du virtuel ?

Un retour sur Documation : comment calculer le retour sur investissement d'un projet de veille ?

Documation, le salon annuel sur les solutions de gestion de contenus et de documents a eu lieu mi-mars dernier au CNIT de la Défense. L’occasion pour moi de faire un petit retour sur une conférence de la société Digimind (éditeur d’un logiciel de veille) intéressante à plusieurs niveaux. Il s’agit de donner les clés . . . → Continuer à lire : Un retour sur Documation : comment calculer le retour sur investissement d’un projet de veille ?

Brouillon auto

Il y a quelques mois de cela, j’ai trouvé un tweet particulier dans ma timeline qui m’a fait très plaisir : Michel Guillou y annonçait l’ouverture des inscriptions au colloque sur les médias numériques dans le cadre d’InterTICE, qui nous offre régulièrement l’occasion de se réunir entre professionnels des sciences de l’information pour une . . . → Continuer à lire : Privé d’Intertice ? Pas de problème, il y a Twitter !